Abonnez-vous qu'ils disaient, rabonnez-vous qu'ils disaient...
Jean-Edouard — 19/12/2007 - 15:27
Une fois n'est pas coutume, nous interrompons nos programmes par une courte page de publicité.
Comme vous le savez sans doute il y a le blog RCE, mais il y a surtout la revue RCE, dont l'édition mobilise une association d'une trentaine d'étudiants et jeunes chercheurs qui ne s'expriment pas beaucoup sur le blog parce qu'ils passent justement beaucoup de temps à travailler sur la revue.
Vous avez peut-être remarqué en outre qu'il était désormais possible de s'abonner ici à la revue Regards Croisés sur l'Economie directement par internet, donc sans avoir à télécharger un formulaire d'abonnement, à l'imprimer et à le renvoyer par la poste. Procédure lourde effectivement, d'ailleurs moi-même je ne m'étais pas encore abonné pour cette raison. Profitez-en et abonnez-vous !
Nous aussi on aurait bien aimé mettre Astérix, sauf qu'évidemment Ecopublix est passé avant nous. On aurait pu bâtir le blog autour des Schtroumpfs, mais décidément des phrases comme : "Avec la crise des subschtroumpfs, de nouvelles voix se schtroumpfent pour se schtroumpfer de la schtroumpfisation financière. Moi j'aime pas la schtroumpfisation financière. Pour examiner la schtroumpfité de ces schtroumpfitudes, l'équipe de Regards Schtroumpfés sur l'Econoschtroumpf a schtroumphé un numéro schtroumpfant en schtroumpfant appel aux plus plus grands schtroumpfs des différentes schtroumpfettes sociales. Disponible dans toutes les bonnes schtroumpferies au prix de 12 schtroumpfs et 50 schtroumpfs." Pas possible n'est-ce pas ? Il ne nous schtroumpfe donc que Superdupont, l'image est d'ailleurs volée à ce site qui l'a volée à Gotlib.
Pour que la publicité ne soit pas trop éhontée, ce message s'adresse surtout à ceux qui connaissent déjà le revue RCE, et qui avaient l'intention d'acheter le numéro 3, dédié à la finance, qui contiendra une nuée d'auteurs talentueux et prestigieux(1) : Michel Aglietta, Patrick Artus, Vladimir Borgy, André Cartapanis, Jérémy Charbonneau, Nicolas Couderc, Anne Laure Delatte, Pierre-Noël Giraud, Olivier Godechot, Pierre-Cyrille Hautcoeur, Yves Jégourel, Paul Jorion, Anne Lavigne, Jean-Hervé Lorenzi, Valérie Mignon, André Orléan, Adrian Pop, Antoine Rebérioux, Françoise Renversez, Jérôme Sgard, David Thesmar, Philippe Trainar (ça c'est pour ceux qui n'avaient pas encore décidé d'acheter le numéro 3, d'accord), et le numéro 4 dédié à la pauvreté, avec des auteurs tout aussi talentueux et prestigieux que nous sommes en train de contacter.
Bref, si vous comptiez nous faire confiance une fois de plus en commandant le numéro 3, nous ne saurions trop vous recommander de souscrire d'ores et déjà à un abonnement pour deux numéros, pour des raisons qui peuvent même intéresser les lecteurs de ce blog qui n'ont aucune envie de lire la revue (ceux qui ne s'intéressent qu'à l'économie de World of Warcraft par exemple, qui sera l'objet du n°324 de RCE, parution en mars 2170).
D'abord, de manière très prosaïque, en vous abonnant pour 25 euros vous recevez deux numéros qui coûteront chacun 12,50 euros dans le commerce, autrement dit vous n'aurez pas à vous déplacer et les frais de port (de 5 euros) vous sont donc offerts. Par rapport à ceux qui auraient voulu commander en ligne les deux numéros séparément, cela représente une économie de 2,50 euros sur 25 ce qui n'est pas rien non plus.(2) C'est également du gagnant-gagnant puisque, de notre côté, 12,50 euros issus d'un abonnement rapportent beaucoup plus que 12,50 euros d'achat en librairie, près de la moitié du prix de vente en librairie allant dans la poche du libraire (ce qui est tout à fait normal au demeurant). Il est même intéressant de constater que toutes les revues survivent essentiellement grâce à leurs abonnés, et que la vente en librairie est plus un revenu d'appoint et surtout une vitrine pour attirer de nouveaux abonnés.
Au-delà de l'aspect bassement financier, le nombre d'abonnements est de plus très important pour la diffusion de la revue.
Les deux prochains numéros au moins seront en effet édités par La Découverte, ce qui devrait garantir un traitement plus professionnel de certaines tâches, et nous laisser plus de temps pour nous occuper du travail de rédaction, construction, relecture, présentation (pour l'instant nous devons nous-mêmes faire le réassort de toutes les librairies, et pour certaines il nous faut toutes les deux semaines revenir poser trois numéros, et c'est assez fatiguant(3)). RCE reste cependant une association loi 1901 à but non lucratif, ce pourquoi nous avons insisté pour que la revue garde un prix rentable mais aussi bas que possible (d'où le passage à 12,50 euros) et un tirage aussi élevé que possible. C'est là qu'interviennent les abonnements.
Malgré toute sa bonne volonté, notre éditeur, qui prend déjà un certain risque en travaillant avec nous, ne prendra pas le risque supplémentaire d'un gros tirage sans des indices forts sur l'appréciation qu'ont les lecteurs de la qualité de notre travail passé, et sans quelques signes sur la demande pour les numéros futurs. Or les abonnements sont l'un des indicateurs importants qui seront pris en compte. Notre but à nous est non pas de tirer de l'argent de la revue (a priori le projet devrait être déficitaire pendant au moins deux ans encore), mais de diffuser dans le cercle le plus large possible des synthèses qui nous semblent intéressantes et à mettre entre toutes les mains.
Donc, si nous pouvons montrer que nous avons déjà 200 ou 300 abonnés, nous pouvons espérer un tirage important, et surtout une distribution géographique large, afin d'essayer de casser un parisiano-centrisme contre lequel nous luttons déjà avec la meilleure volonté du monde, mais aussi avec des moyens artisanaux et limités. Donc si vous voulez que RCE soit diffusé à Bayeux et à La Ciotat (par exemple) et que vous vouliez de toute façon vous procurer les deux prochains numéros, abonnez-vous !
C'est la fin de cette petite page de publicité éhontée, nous reprenons nos programmes habituels et espérons ne pas vous avoir trop dérangés.
(1) Auteurs qui ont confirmé qu'ils nous enverraient les articles demandés ou ont déjà envoyé leur article, liste en tous les cas ni définitive ni contractuelle.
(2) En raison d'ailleurs de notre contrat avec La Découverte évoqué plus bas, nous ne devrions plus pouvoir vendre en ligne qu'une petite centaine de numéros, ce qui est beaucoup moins que ce que nous avons vendu pour les deux premiers numéros, à moins que l'élasticité-prix de la demande de RCE ne soit très élevée il n'y en aura donc probablement pas pour tout le monde(4). A ce sujet il ne nous reste que très peu d'exemplaires du premier numéro (une trentaine au maximum), donc si vous vouliez l'offrir pour noël dépêchez-vous...
(3) Pour cette raison d'ailleurs ce n'est jamais moi qui m'en occupe
(4) Pour être très franc, il se pose ici un problème compliqué de coordination. Pour peu que vous soyiez prêt à payer deux euros cinquante le fait d'avoir l'option de ne pas acheter le numéro 4 si le numéro 3 vous déçoit (ça peut arriver évidemment), vous avez intérêt à commander par internet le seul numéro 3. Si vous pensez que beaucoup de gens feront de même vous courez cependant le risque que nous n'en ayons plus en stock au moment de le commander, mais si au contraire beaucoup de gens s'abonnent nous aurons des stocks importants et il n'y aura pas de problème. Or de quoi dépend le nombre de gens qui s'abonnent ? Justement des anticipations de chacun sur le nombre de gens qui vont s'abonner. Est-ce que vous me croyez sur parole si je vous dis que dans ce jeu s'abonner est une stratégie d'équilibre de Nash sous-jeu parfait ?



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