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D'abord avant la deuxième guerre mondiale l'étalon-or n'existait déjà plus donc votre principal argument ne tient pas. Ensuite l'étalon-or tel qu'il a existé par à coups et pas partout au XIXe et au début du XXe siècle n'était pas un système où la monnaie était garantie à 100% sur l'or, donc même s'il y a un taux de change fixe officiel entre une monnaie et l'or il est toujours possible que le gouvernement se retrouve à cours d'or en cas de "run" sur la monnaie, donc la crédibilité du gouvernement joue un rôle, de même que sa politique monétaire (en particulier autorise-t-il un système bancaire basé sur les réserves fractionnaires).
Donc il ne me semble pas clair que les situations ne soient pas comparables. Par ailleurs vous faites l'erreur habituelle des personnes qui critiquent un modèle en disant "telle hypothèse simplificatrice n'est pas réaliste, donc votre modèle ne peut rien nous apprendre". La question ici c'est qu'est-ce que cela changerait aux raisonnements d'Eichengreen de prendre en compte (comme il le fait d'ailleurs) qu'on est passé d'un système plus ou moins basé sur l'or à un système de cours forcé ? Est-ce que cela change quelque chose aux externalités de liquidité au sein d'une même place financière ? A l'importance pour l'utilisation internationale d'une monnaie d'avoir un système bancaire développé et possédant un réseau international ? Si non, alors on se contrefiche de savoir si les périodes étudiées par Eichengreen fonctionnaient avec un étalon-or, un étalon-mercure ou l'opération du Saint-Esprit, ça n'a juste pas de rapport avec le schmilblick. Je comprends que vous soyez déçu si c'est la question qui vous intéresse, mais Eichengreen écrit un livre sur le dollar, pas sur l'or, donc il parle du dollar, pas de l'or.

Pas d'accord
Jean-Edouard — 07/09/2011 - 11:32