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http://www.unmondelibre.org/Revue_CalaBria_Eichengreen_Dollar_091111
Hélène Rey défend aussi l'idée d'un privilège exorbitant du dollar (seigneuriage évalué à 2%) et évoque un "nouveau dilemme de Triffin" :
http://ineteconomics.org/video/conference-kings/countries-balance-sheets...
http://jdi.econ.queensu.ca/sites/default/files/Gourinchas%20duty3.pdf
Je suis sceptique. L'idée que les US peuvent extraire une rente monétaire du reste de la planète est à la mode depuis Bretton Woods. Mais pour parler de rente, il faudrait définir le scénario contrefactuel. Par exemple, sous Bretton Woods, les Etats-Unis pouvaient obliger les autres banques centrales à accepter leurs dollars. Il avaient donc un revenu monétaire plus élevé que si cette disposition n'avait pas existé. Les deux scénarios comparés sont bien définis.
Dans la situation contemporaine, que compare-t-on ? La situation actuelle, et une situation où le dollar ne serait pas la principale monnaie internationale. L'idée est que la monnaie en place ("incumbent") est difficile à déloger, il y a un hystérésis, une externalité de réseau. Ceci permet à son émetteur de faire tourner la planche à billets un certain temps sans perdre son statut de première monnaie internationale. Mais Eichengreen lui-même et Flandreau remettent en question cet avantage historique :
http://graduateinstitute.ch/webdav/site/iheid/shared/news/2010_01_28_new...
Sans compter Krugman qui évalue le seigneuriage des US à l'étranger à 0,3%. Alors : 0,3% ou 2% comme le dit Hélène Rey ?

Mark Calabria aime le livre
Gu Si Fang — 21/09/2011 - 08:06